Code Hays
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Le code Hays est le nom officieux du code de productioncite-ref-1[1] du cinéma américain, officiellement appelé Motion Picture Production Code en anglais. Ce code, établi en mars 1930 par le sénateur William Hays, alors président de la Motion Pictures Producers and Distributors Association (MPPDA), avait pour objectif de réguler le contenu des films en fixant des rÚgles sur ce qu'il était jugé acceptable ou non à l'écran.
AppliquĂ© strictement entre 1934 et 1952, puis de maniĂšre progressive jusqu'en 1966, ce texte est nĂ© en rĂ©action Ă plusieurs scandales qui ont terni l'image d'Hollywood, notamment l'affaire Roscoe Arbuckle. Il s'agit d'un exemple d'autocensure : se sont imposĂ© eux-mĂȘmes ces restrictions afin d'Ă©viter une intervention extĂ©rieure, notamment de la part du gouvernement fĂ©dĂ©ral.
Le code a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© en 1929 par Martin Quigley, Ă©diteur catholique, et Daniel A. Lord, prĂȘtre jĂ©suite. Son application Ă©tait confiĂ©e Ă l'administration du code de production (Production Code Administration), dirigĂ©e par Joseph Breen, dont l'influence catholique marqua profondĂ©ment le cinĂ©ma amĂ©ricain entre 1934 et 1954. Breen fut remplacĂ© par Geoffrey Shurlock, qui occupa cette fonctioncite-ref-2[2], de 1954 Ă 1968, date Ă laquelle le code Hays fut remplacĂ© par le systĂšme de classification des films de la Motion Picture Association of America.
Le code Hays reste un symbole d'une période charniÚre dans l'histoire du cinéma américain, qui a profondément influencé le contenu, le style et les valeurs morales des films, marquant un avant et un aprÚscite-ref-3[3].
Contents
âą Annexes
âą Bibliographie
⹠Vidéographie
âą Liens externes
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Contexte et histoire
La nuditĂ© dans les films existe dans le cinĂ©ma muet au travers des nudies (petits films au ton badin oĂč on voit s'Ă©battre des femmes nues) et aucune lĂ©gislation Ă ce sujet n'existe au dĂ©but du cinĂ©ma. DĂšs 1907, cependant, un systĂšme de censure (films visionnĂ©s d'abord par la police) est mis en place Ă Chicago sous la pression de lobbies catholiques et puritains, ligues de vertu minoritaires (les Ătats-Unis Ă©tant majoritairement protestants) mais suffisamment puissantes pour influer sur l'industrie cinĂ©matographique essentiellement juive Ă l'originecite-ref-bou-4-0[4]. En 1908, le maire de New York dĂ©cide d'interdire les Nickelodeons considĂ©rĂ©s comme des lieux de dĂ©bauche et de pousse au crime ; il autorise la police Ă interdire des projections. L'industrie du film, basĂ©e alors Ă New York, y fonde en mars 1909 un Board of Censorship (bureau de la censure). Ă mesure que plusieurs Ătats adoptent ce type de censure, l'industrie du film prend les devants et dĂ©cide en 1916 de crĂ©er son propre organisme d'auto-rĂ©gulation, la National Association of the Motion Picture Industry (en) (NAMPI). Cela leur permet ainsi d'harmoniser les censures diffĂ©rentes selon les villes et les Ătats qui rendaient la vision des films incohĂ©rente, ce que les spectateurs mettaient sur le compte de mauvais rĂ©alisateurscite-ref-bou-4-1[4]. En 1915, l'affaire Mutual Film Corporation v. Industrial Commission of Ohio (en) aboutit Ă la Cour suprĂȘme qui considĂšre que les films de l'industrie du cinĂ©ma Ă©tant une activitĂ© mercantile ne peuvent bĂ©nĂ©ficier du Premier amendementcite-ref-thoret-5-0[5] qui garantit la libertĂ© d'expression.
Dans les annĂ©es 1920, plusieurs scandales, relayĂ©s par la presse populaire, Ă©branlent lâindustrie naissante du cinĂ©ma hollywoodien. Lâacteur Roscoe Arbuckle est soupçonnĂ© de la mort de lâactrice Virginia Rappe, lors dâune soirĂ©e « de dĂ©bauche » Ă San Francisco, en 1921 ; le dĂ©cĂšs crapuleux, en 1922, de lâacteur et producteur William Desmond Taylor, sur fond de bisexualitĂ© et la mort par overdose de lâacteur Wallace Reid en janvier 1923, font paraĂźtre Hollywood comme un lieu de perdition et de dĂ©bauche. Dâautant que Reid est suivi dans la tombe, et pour les mĂȘmes raisons, par Olive Thomas, Barbara La Marr, Jeanne Eagels puis Alma Rubenscite-ref-6[6].
Cela conduit, en 1922, Ă la crĂ©ation de la Motion Pictures Producers and Distributors Association (devenue la Motion Picture Association of America en 1945, elle remplace la NAMPI), prĂ©sidĂ©e par l'avocat William Hays, qui Ă©tablit non pas des interdits mais des recommandations. La premiĂšre mesure de Hays est de bannir Roscoe Arbuckle de tout film et dâimposer un certificat de moralitĂ© pour toute personne apparaissant Ă lâĂ©cran. En 1927, il dresse une liste de sujets et de thĂšmes que les scĂ©naristes doivent Ă©viter, et la mĂȘme annĂ©e, l'avĂšnement du cinĂ©ma parlant appelle Ă la rĂ©vision ou Ă la prĂ©cision des rĂšgles dâautocensure.
Dans un premier temps, ces recommandations ne sont guĂšre suivies, jusqu'Ă ce que se renforce le contrĂŽle financier sur les productions et que par ailleurs, Ă l'appel du pape Pie XI, les Ă©vĂȘques amĂ©ricains fondent une LĂ©gion de la DĂ©cence qui va mener une virulente campagne en faveur de l'application stricte du Codecite-ref-sad-7-0[7]. Celle-ci sera effective Ă compter du 1er juillet 1934cite-ref-libe-8-0[8], et dĂ©sormais, plus que jamais, estime l'historien du cinĂ©ma Georges Sadoul, l'industrie hollywoodienne va se tourner vers le rĂ©pertoire théùtral ou romanesque. L'application du Code, si elle ne vise guĂšre par exemple le film d'horreur, a des consĂ©quences entre autres sur le film de gangsters, qui se fait parfois moralisateur avant de s'effacer, et surtout sur les scĂšnes d'amourcite-ref-sad-7-1[7], alors que les films de l'Ăšre PrĂ©-Code avaient pu aller assez loin dans la nuditĂ© ou ruser dĂ©jĂ pour Ă©viter la censure.
Ă partir de 1934, tout en nĂ©gociant avec les censeurs et producteurs, les rĂ©alisateurs dĂ©veloppent diverses stratĂ©gies de contournement, au point que Billy Wilder finit par voir dans cette censure un moyen de stimuler leur inventivitĂ© : ingĂ©niositĂ© du scĂ©nario ou du montage (Alfred Hitchcock dans les EnchaĂźnĂ©s contourne la rĂšgle de l'interdiction d'un baiser de plus de trois secondes, en demandant aux deux acteurs de s'interrompre toutes les trois secondes, se targuant ensuite d'avoir filmĂ© le « plus long baiser du cinĂ©ma ») ; ellipses visuelles ou images suggestives (effeuillage de Rita Hayworth dans Gilda) ; symboles ou mĂ©taphores sexuels (train fonçant sous un tunnel dans La Mort aux trousses, panoramique vertical symbole d'Ă©rection, bouteille de champagne dĂ©bouchĂ©e symbole d'Ă©jaculation), etc. Tandis que chez les rĂ©alisateurs moins audacieux, les effets du code se font ressentir (ainsi Jane porte-t-elle une robe dans Tarzan s'Ă©vade alors qu'elle arborait un bikini en peau de lĂ©opard dans Tarzan et sa compagne), les procĂ©dĂ©s de contournement adoptĂ©s par d'autres aboutissent Ă ce qui a pu ĂȘtre appelĂ© la « fĂ©tichisation de Hollywood », la camĂ©ra n'exposant que des parties du corps alors Ă©rotisĂ©escite-ref-bou-4-2[4] : « on transforma l'Ă©rotisme en fĂ©tichisme, en remplaçant le Sex Appeal par la Pin-up Girl »cite-ref-sad-7-2[7]. En 1949, Alfred Hitchcock sera obligĂ© de remanier notablement le roman de DaphnĂ© du Maurier pour le scĂ©nario de La Taverne de la JamaĂŻque, comme il le dira Ă François Truffaut.
En plein Ăąge d'or du cinĂ©ma amĂ©ricain, la rigueur du code Hays commence Ă s'affaiblir dĂšs les annĂ©es 1940, avec l'Ă©volution des mentalitĂ©s, puis le dĂ©veloppement de la tĂ©lĂ©vision aux images plus rĂ©alistes. La Cour suprĂȘme, lors de l'affaire United States v. Paramount Pictures en 1948, dĂ©cartellise les sociĂ©tĂ©s de production de cinĂ©ma qui ne peuvent plus assurer la distribution, les nouvelles sociĂ©tĂ©s de distribution important alors des films Ă©trangers, notamment les Ćuvres du nĂ©orĂ©alisme et de la Nouvelle Vague française qui n'hĂ©sitent pas Ă montrer des thĂšmes tabous sous une nouvelle radicalitĂ©. Le cinĂ©ma d'art et d'essai qui se dĂ©veloppe montre la mĂȘme Ă©volution.
Dans les années 1950, les boycotts de la Ligue pour la vertu ne menacent plus économiquement le succÚs public des films. En 1966, un code est réécrit mais est peu appliqué, étant remplacé en 1968 par un simple systÚme de classification des films par ùge : le systÚme de classification de la Motion Picture Association of America, créé par Jack Valenti. Ce déclin de la censure permet ensuite le développement rapide du cinéma pornographiquecite-ref-thoret-5-1[5] et du cinéma d'horreur.
Détail du texte des recommandations
Le texte cité plus bas est celui des recommandations du code Hays.
Le code Hays présente les éléments suivants dans cet ordre :
Principes généraux
1. « Aucun film ne sera produit qui porterait atteinte aux valeurs morales des spectateurs. De la mĂȘme maniĂšre la sympathie du spectateur ne doit jamais aller du cĂŽtĂ© du crime, des mĂ©faits, du mal ou du pĂ©chĂ© ».
2. « Des standards de vie corrects, soumis uniquement aux exigences du drame et du divertissement, doivent ĂȘtre montrĂ©s ».
Applications particuliĂšres
Crimes et criminels
Le crime ne doit pas ĂȘtre prĂ©sentĂ© d'une façon qui crĂ©erait de la sympathie pour le criminel ou inspirer au spectateur un dĂ©sir d'imitation. Le meurtre ne doit pas ĂȘtre prĂ©sentĂ© de maniĂšre Ă encourager l'imitation. Les meurtres brutaux ne doivent pas ĂȘtre prĂ©sentĂ©s en dĂ©tail afin que la population interagisse de maniĂšre anarchique. La vengeance n'est pas justifiĂ©e dans un film dont l'action se passe dans l'Ă©poque contemporaine.
Les mĂ©thodes criminelles ne doivent pas ĂȘtre explicitement prĂ©sentĂ©es. Les techniques pour le vol, le cambriolage et le dynamitage de trains, de mines, de bĂątiments, l'incendie criminel, etc., ne doivent pas ĂȘtre prĂ©sentĂ©es en dĂ©tail. L'utilisation d'armes Ă feu doit ĂȘtre limitĂ©e. Les mĂ©thodes utilisĂ©es dans la contrebande ne doivent pas ĂȘtre prĂ©sentĂ©es.
Le trafic de la drogue ne doit pas ĂȘtre prĂ©sentĂ©. La consommation de spiritueux est interdite Ă l'Ă©cran, sauf dans les cas oĂč cela fait partie intĂ©grante du scĂ©nario ou des caractĂ©ristiques d'un personnage.
Sexualité
1. L'adultĂšre, parfois nĂ©cessaire dans le contexte narratif d'un film, ne doit pas ĂȘtre prĂ©sentĂ© explicitement, ou justifiĂ©, ou prĂ©sentĂ© d'une maniĂšre attrayante.
2. Les scĂšnes de passion. a) Elles ne doivent pas ĂȘtre prĂ©sentĂ©es sauf si elles sont essentielles au scĂ©nario. b) Les baisers profonds ou lascifs, les caresses sensuelles, les poses et les gestes suggestifs ne doivent pas ĂȘtre exposĂ©s. c) De maniĂšre gĂ©nĂ©rale la passion doit ĂȘtre traitĂ©e de sorte que ces scĂšnes restent au-dessus de la ceinture (« do not stimulate the lower and baser element ») (« La prĂ©sentation de chambres Ă coucher doit ĂȘtre dirigĂ©e par le bon goĂ»t et la dĂ©licatesse »[rĂ©f. nĂ©cessaire])
3. SĂ©duction ou viol. a) Ils ne peuvent pas ĂȘtre plus que suggĂ©rĂ©s et seulement lorsqu'il s'agit d'un Ă©lĂ©ment essentiel du scĂ©nario. MĂȘme dans ce cas, ils ne seront pas montrĂ©s explicitement. b) Ils ne sont en aucun cas un sujet appropriĂ© pour la comĂ©die.
4. Toute référence à la perversion sexuelle est formellement interdite.
5. La traite des Blanches (dĂ©signĂ©e comme White slavery dans le code Hays) ne doit pas ĂȘtre abordĂ©e (« White slavery shall not be treated ».).
6. La présentation de rapports sexuels interraciaux (« Miscegenation ») est interdite.
7. L'hygiÚne sexuelle et les maladies vénériennes ne sont pas considérées comme des sujets pour les films.
8. La naissance d'un enfant, en face ou en silhouette, ne doit jamais ĂȘtre montrĂ©e.
9. Les organes sexuels d'un enfant ne doivent jamais ĂȘtre visibles ».
Décence
La prĂ©sentation de sujets vulgaires, rĂ©pugnants et dĂ©sagrĂ©ables, doit ĂȘtre soumise au respect des sensibilitĂ©s des spectateurs et aux prĂ©ceptes du bon goĂ»t en gĂ©nĂ©ral. L'obscĂ©nitĂ© dans le mot, dans le geste, dans la chanson, dans la plaisanterie, ou mĂȘme simplement suggĂ©rĂ©e, est interdite. Le blasphĂšme est strictement interdit et le code liste les mots Ă Ă©viter : God, Lord, Jesus, Christ, Hell, S.O.B, Damn et Gawd. « Des titres licencieux, indĂ©cents ou obscĂšnes ne seront pas employĂ©s » souligne le code, soucieux d'Ă©viter que lâindustrie du cinĂ©ma se serve des affiches de cinĂ©ma pour opĂ©rer un dĂ©tournement de la censure et atteindre aux bonnes mĆurs que le code Hays tente si vigoureusement de protĂ©ger.
L'indĂ©cence est interdite de mĂȘme que la nuditĂ©, rĂ©elle ou suggĂ©rĂ©e, et les commentaires ou allusions d'un personnage Ă ce sujet. Les scĂšnes de dĂ©shabillage sont Ă Ă©viter sauf lorsqu'il s'agit d'un Ă©lĂ©ment essentiel du scĂ©nario. Les costumes trop rĂ©vĂ©lateurs sont interdits.
Les danses lascives, celles qui suggĂšrent ou reprĂ©sentent des relations sexuelles, sont interdites. Les danses qui comportent des mouvements indĂ©cents doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme obscĂšnes.
Les sujets suivants, considĂ©rĂ©s comme « rĂ©pugnants », doivent ĂȘtre traitĂ©s avec beaucoup de prudence et de bon goĂ»t : la pendaison, lâĂ©lectrocution et la condamnation Ă mort dâun criminel, le tatouage, le marquage au fer d'animaux et d'ĂȘtres humains, la brutalitĂ© et l'horreur, la cruautĂ© envers les enfants ou les animaux et les opĂ©rations chirurgicales. La reprĂ©sentation d'esclaves blancs est prohibĂ©e.
Certains critÚres de « décence » reposaient sur les préjugés raciaux de l'époque. Ainsi, la Metro-Goldwyn-Mayer rejeta la candidature de la sino-américaine Anna May Wong pour le rÎle principal dans une adaptation de The Good Earth (Visages d'Orient) de Pearl S. Buck en raison de principes interdisant les gestes intimes entre les diverses « races ». L'acteur principal masculin étant de race blanche (Paul Muni), les producteurs considéraient impossibles de lui donner une partenaire de type asiatique et choisirent plutÎt l'actrice Luise Rainer, que l'on maquilla pour lui donner l'apparence orientale.
Patrie et religion
« Aucun film ne doit se moquer de la religion sous toutes ses formes et de toutes les croyances. Les ministres du culte ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©peints comme des personnages comiques ou comme des bandits. Les cĂ©rĂ©monies de n'importe quelle religion dĂ©finie doivent ĂȘtre prĂ©sentĂ©es avec beaucoup de respect.
La présentation du drapeau se fera toujours de maniÚre respectueuse. L'histoire des institutions, des gens connus et de la population en général d'autres nations sera présentée avec impartialité. »
Betty Boop, un exemple emblématique
Le personnage de dessin animé Betty Boop est l'un des exemples les plus frappant de l'impact du code Hays sur la culture populairecite-ref-9[9].
Avant 1934 : la flapper impertinente
Dans les courts-mĂ©trages des studios Fleischer produits avant 1934, Betty Boop incarne la flapper ou party girl, figure fĂ©minine emblĂ©matique de ce que F. Scott Fitzgerald appelait « l'Ăąge du jazz ». Elle flirte, minaude et cabotine, danse sur des airs de jazz, dans Minnie the Moocher, se dispute avec ses parents conservateurs aux cĂŽtĂ©s du jazzman Cab Calloway. Son style vestimentaire reflĂšte cette libertĂ© : mini-robe sans bretelles, dĂ©colletĂ©e prononcĂ©, ourlet au-dessus du genou laissant apparaĂźtre une jarretiĂšre â plus de trente ans avant l'invention de la minijupe. Elle est souvent accompagnĂ©e de son petit ami et chevalier servant, le caniche anthropomorphe Bimbo.
AprÚs 1934 : la jeune fille rangée
L'application stricte du code Hays contraint les créateurs à transformer radicalement le personnage : Betty Boop devient une jeune femme sage, célibataire et travailleuse. Bimbo disparaßt (par crainte d'associations jugées inappropriées avec la zoophilie), et les tenues se font nettement plus modestes : chemisiers fermés, jupes longues descendant sous le genoucite-ref-10[10]. Les intrigues se recentrent sur des situations plus convenables ; numéros de séduction et allusions libertines deviennent exceptionnels.
Annexes
Bibliographie
⹠Bordat Francis. Le code Hays. L'autocensure du cinéma américain. In: VingtiÚme SiÚcle, revue d'histoire, n°15, juillet-septembre 1987
âą Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, Ăvolution de la censure in 50 ans de cinĂ©ma amĂ©ricain, Nathan, Paris, 1995, pp. 137-144
âą ca-ra2005olivier-ca-ra2005Olivier CaĂŻra, Hollywood face Ă la censure : Discipline industrielle et innovationcinĂ©matographique 1915-2004, Paris, CNRS Ăditions, coll. « CinĂ©ma et audiovisuel », 2005, 283 p. (ISBN 2-271-06299-3, lire en ligne)
⹠Beauvallet E. : « Le code Hays : totems et tabous », Trois couleurs, no 112, juin 2013, p. 32-33
âą (en) Richard Maltby, The Genesis of the Production Code, Quarterly Review of Film and Video 15, no 4, 1995, p. 5â63
Vidéographie
⹠Sex, Censorship and the Silver Screen (1995), série documentaire en 6 épisodescite-ref-11[11].
⹠Thou Shalt Not: Sex, Sin and Censorship in Pre-Code Hollywood - Hollywood interdite, l'Úre du pré-code (2008), documentaire réalisé par Steven Smithcite-ref-12[12].
Articles connexes
Liens externes
⹠Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Britannica
âą (en) Texte du code
Notes et références
cite-note-11. â ca-ra2005olivier-ca-ra2005Olivier CaĂŻra, Hollywood face Ă la censure, 2005, p. 7.
cite-note-bou-44. Jean-Baptiste Thoret et Stéphane Bou, « La censure a-t-elle du bon ? (Autour du code Hays) », émission Pendant les travaux, le cinéma reste ouvert sur France Inter, 9 août 2012.
cite-note-thoret-55. Jean-Baptiste Thoret, « Le nu dans le cinéma américain », émission La Marche de l'Histoire, 2 avril 2012.
cite-note-66. â thoretbouviviani2012jean-baptiste-thoretst-phane-bouchristian-viviani2012Jean-Baptiste Thoret, StĂ©phane Bou et Christian Viviani, « La censure a-t-elle du bon ? (Autour du code Hays) », Pendant les travaux, le cinĂ©ma reste ouvert, sur France Inter, 9 aoĂ»t 2012 (consultĂ© le 18 dĂ©cembre 2024)
cite-note-sad-77. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, Flammarion, 1990, p. 243 (1re édition 1949).
cite-note-libe-88. â leehmann2016ana-s-leehmann2016AnaĂŻs Leehmann, « Le code Hays et les vices cachĂ©s dâHollywood », LibĂ©ration, 19 aoĂ»t 2016 (consultĂ© le 18 dĂ©cembre 2024)
cite-note-99. â duguet2020claire-duguet2020Claire Duguet, « Betty Boop for ever », sur arte.tv, 20 mars 2020 (consultĂ© le 25 mai 2020)
cite-note-1010. â « Sex, Censorship and Betty Boop: The Ladies of Pre-Code Hollywood - Thur. Sep. 5th - 8PM », sur oddballfilms.blogspot.fr (consultĂ© le 27 dĂ©cembre 2017)
cite-note-1111. â « Sex, Censorship and the Silver Screen » (prĂ©sentation de l'Ćuvre), sur l'Internet Movie Database
cite-note-1212. â « Thou Shalt Not: Sex, Sin and Censorship in Pre-Code Hollywood » (prĂ©sentation de l'Ćuvre), sur l'Internet Movie Database
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